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    Situation et Patrimoine

    A une dizaine de Kms de Villefranche de Rouergue, en retrait de la Départementale N°l, sur la droite en direction de Rodez, on aperçoit le village de Maleville dans un écrin de verdure magnifique!
    Le bourg, adossé à un promontoire, est contourné par l'Alzure et l'Alzou dont les cours serpentent dans des vallons parfois encaissés en acheminant leurs eaux vers Villefranche de Rouergue.
    Le bourg lui-même s'étale en longueur de la partie haute jusqu'à la partie inférieure nommée communément « le fond de Maleville»
    A l'ouest, on découvre au lieu-dit « Les Rives », plusieurs lotissements qui ont surgi successivement depuis 1980, sur une propriété de 14 ha léguée à la commune en 1942 par un agriculteur nommé Mr Maurel.
    A présent, 80 maisons environ fournissent une part importante de la population de la commune. La population actuelle fluctue entre 900 et 1000 habitants.

    A partir de 1990, une Zone d'Activités s'est développée sur le lieu dit Marcouly.

    La commune de Maleville est très étendue (35 Km2). De Maleville à Lalo, de Lalo à Artigues et jusqu'au Mauron, quatre églises, quatre cimetières, plusieurs monuments aux morts, une fontaine médiévale,un lavoir, un puits communal, une église préromane en partie démolie appelée église de St Jean de Sabadel.


    Histoire

    Notre région fut occupée tour à tour par les Wisigoths, peuple « barbare» venu du nord puis dès le VITI ème siècle par les Maures ou Sarrasins.
    Maleville a-t-elle été une de leurs places fortes? On peut le croire.
    Ce repaire devenu lieu d'épouvante fut désigné sous le nom de Malavilla ou mauvaise ville. D'autres prétendent qu'on la nomma mauvaise ville à cause de la pauvreté du sol.
    Quand Villefranche devint un centre important au XITIème siècle par le frère de Louis IX, Comte de Toulouse sous le nom de Raymond VTI, Maleville se dota d'une enceinte fortifiée avec son château, son église et des faubourgs appelés «Barris» : Barri bas, Barri de Belvézet, Barri de la Renaudie, Barri Molière et Barri de Castel Nau. La porte dite de Cafarnao ouvrait sur une ruelle qui conduisait à la fontaine publique dite de Castel Nau.
    Au cours des siècles, plusieurs familles seigneuriales se succédèrent à Maleville: famille De Maleville.De la Roque au XI ème et XII ème siècles, De Cadolle à la fin du XTIème siècle, De la Valette au XITIème siècle, De Cardaillac au XIV ème et XV ème siècle, De Lévis, De Turbière, De Moly, De Belcastet et De Mercoeur.
    Au XVI ème siècle, au cours des guerres de religion, Maleville fut détruite par les protestants. En 1588, ils incendièrent le château, l'église et le couvent des Frères de La Merci.
    Lorsque les protestants furent chassés de Maleville, en 1590, les Frères de la Merci reconstruisirent le couvent et l'église et restèrent à Maleville jusqu'en 1765. Ces religieux collectaient des fonds pour le rachat des captifs aux mains des Sarrasins.
    Dès 1348, la peste (épidémie appelée peste noire) fit de gros ravages dans la population, puis une autre épidémie sévit de 1628 à 1629 ; la dysenterie s'en suivit et décima la population.
    C'est à partir du XV ème siècle que nous connaissons mieux la topographie du village de Maleville grâce au Censier de 1454 ; c'est un cadastre où nous trouvons la description de chaque maison et parcelle de terre.
    Outre l'église, le bourg à lui tout seul comprenait 147 maisons avec en moyenne 4 habitants par maison. Aujourd'hui, on dénombrerait environ une vingtaine de maisons.
    Cette population était répartie dans les différents faubourgs, c'est à dire dans « le fond de Maleville », La construction située en haut du bourg était l'église des Frères de La Merci.
    Toutes les autres constructions datent du milieu du XIXème siècle.
    Le censier nous donne aussi le nom et le domicile des personnes possédant des biens. Tous les lieux-dits sont énumérés.
    L'Abbé Enjalran, curé de Maleville de 1937 à 1952, en possession de documents inédits relata chaque mois dans un bulletin paroissial intitulé «Mon Clocher », les évènements qui se succédèrent pendant la période révolutionnaire. Le compte-rendu est très détaillé.


    En plus de l'histoire de Maleville et de la période révolutionnaire, ce livre contient les tribulations douloureuses de plusieurs prêtres réfractaires et spécialement d'un vicaire à Maleville: l'abbé Jean-Pierre Guy. A sa mort, il légua tous ses biens aux pauvres de la paroisse. Une stèle magnifique est érigée au cimetière de Maleville et bien des gens viennent invoquer son intercession pour obtenir la guérison des rhumatismes en particulier.


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